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« Une nouvelle approche stratégique de la
sécurité dans le domaine de la collaboration Benelux sera mise
au point suite à une révision du plan d'action
Senningen »
Tels sont les mots prononcés par le secrétaire général du
Benelux, Jan van Laarhoven pendant le Congrès sur la sécurité
2009 qui s'est déroulé à La Haye sous la houlette du ministère
néerlandais des affaires intérieures et des relations du
Royaume. Monsieur van Laarhoven a signalé qu'actuellement, les
trois pays s'attellent, avec le soutien du Secrétariat du
Benelux, à la rédaction d'une nouvelle version du plan
d'action Senningen, un programme de travail commun qui
fixera pour les quatre années à venir l'approche de la
criminalité et de l'insécurité dans la région.
Le plan d'action Senningen a pour but entre autres
d'exécuter le Traité Benelux en matière de collaboration
policière (signé en 2004). Ce traité a été fréquemment
appliqué lors d'interventions communes des services de police
dans le cadre du maintien de l'ordre à l'occasion par exemple
des sommets européens à Luxembourg ou à Bruxelles. Mais cet
instrument sert également de base pour l'organisation
d'opérations et d'exercices communs.
« L'assistance mutuelle lors de la manifestation des
producteurs de lait au Luxembourg en octobre dernier ou le
maintien de l'ordre public durant les derniers matchs de
football prouve l'utilité du Traité Senningen » a
déclaré monsieur van Laarhoven »
Ce traité et le plan d'action afférent font actuellement
l'objet d'une évaluation ayant pour but de prendre en compte
les nouveaux développements sur le terrain. C'est ainsi qu'une
approche stratégique de la criminalité et de l'insécurité sera
mise au point, dans le cadre de la coopération policière, en
se basant entre autres sur les rapports de Fijnaut/De
Ruyver (approche de la criminalité dans l'Euregio Meuse-Rhin)
et du rapport Sapens (sur la criminalité organisée et la
collaboration en matière pénale dans les zones frontalières).
Mais les formations communes et l'organisation d'exercices
communs entre agents de police seront également poursuivies.
L'acquisition commune de matériel de police reste en outre un
point d'attention permanent, et un réseau d'officiers de
liaison doit être développé dans les pays non-européens.
Monsieur van Laarhoven souligna également l'importance de
réseaux de communication compatibles entre les services de
police ; « il est crucial pour une collaboration
Benelux efficace qu'une solution définitive soit rapidement
trouvée pour cet aspect ». Au niveau de la gestion des
crises également, les risques transfrontaliers seront
inventoriés et des exercices opérationnels communs (comme
récemment à la centrale nucléaire de Doel) seront organisés.
Dans ce contexte, il est essentiel pour le secrétaire général
du Benelux que « la collaboration dans le domaine de
l'information de la population dans les situations d'urgence
soit intensifiée ».
Par ailleurs, la lutte contre le terrorisme tient une place
importante dans l'agenda du Benelux. « C'est ainsi que le
Secrétariat général Benelux a organisé conjointement avec le
FBI une formation pour les enquêteurs de la police judiciaire
du Benelux et que les chefs de police des trois pays ont lancé
l'échange de bonnes pratiques dans le domaine de la
radicalisation et du terrorisme. A l'initiative du Benelux,
des experts du terrorisme de dix pays se sont rencontrés
récemment afin de créer un instrument permettant aux policiers
déployés en rue de déceler des indices de radicalisme » a
déclaré M. van Laarhoven.
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